ONAGRE, BOURRACHE ET CAMELINE.

L’Onagre

 (Oenothera biennis) de la famille des Onagracées est originaire d’Amérique du Nord.
Elle est appelée aussi Primevère du Soir, car sa jolie fleur jaune s’épanouit à la tombée du jour pour faner le lendemain midi.
On la rencontre à l’état sauvage sur les bords d’autoroutes, sur les plages, sur les terrains vagues... Elle est également cultivée comme plante ornementale.

 La plante a été "apprivoisée", sa culture mise au point, et c’est dans ses graines minuscules ( 1 000 graines  =  0,4 g )  que l’on trouve ses vertus bienfaisantes.

En effet ces graines contiennent une huile  riche en acides gras essentiels que l’on ne rencontre que très rarement dans la nature et qui sont très recherchés par la pharmacie, la diététique et la cosmétique.

 

La Bourrache

 (Borrago Officinalis) de la famille des Borraginacées, du mot arabe “abou rach” : père de la sueur, est originaire d’Asie Mineure. La bourrache a fait son entrée dans de nombreux jardins familiaux pour ses sommités fleuries utilisées en tisane comme diurétique.

La bourrache est une plante très mellifère.

 De ses fleurs bleues en forme d’étoiles à cinq branches apparaissent des graines qui  renferment  une huile riche en acides gras essentiels et plus particulièrement l’acide gamma-linolénique.


La Cameline

 ( Camelina sativa) est une oléo-protéagineuse de la famille des crucifères.

Plante herbacée annuelle aux tiges simples ou ramifiées ;
inflorescence sans bractées,  fleurs à sépales érigés et pétales jaunes ;
floraison de mai à juillet, pollinisation par les abeilles et auto-pollinisation ; fruits en silicules assez renflées.
Commune en France mais rare dans les régions méditerranéennes.

Nom vulgaire : Lin bâtard ; Sésame d'Allemagne.

La culture de la cameline a probablement débuté à la fin du néolithique, se répandant du Sud-Ouest de l'Europe jusqu'à l'Europe Centrale. Elle fut cultivée de façon importante pour son huile au début de l'Age de fer (500 avant J.C.) pour perdre de l'importance au Moyen Age. La culture reprend de l'intérêt au 19e siècle, dans le Nord, le Pas de Calais et la Somme, pour son huile et sa paille utilisée pour la couverture des toits et la fabrication de balais. Elle couvre plus de 5 700 ha dans ces régions en 1862, avant de tomber en désuétude.

Aujourd'hui, c'est l'acide Alpha-Linolénique (acide gras oméga 3) contenu dans son huile qui relance l'intérêt de cette plante.

Ces plantes sont cultivées sur l'exploitation familiale.